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Divinités Hindous

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Les Dieux et les Déesses

L”hindouisme est particulièrement connu pour ses deux grandes épopées, le Râmâyana et le Mahâbhârata, récits célébrant les deux plus illustres incarnations (avatars) du dieu Vishnu.
A partir de 500 av. J.-C., les épopées populaires qui racontaient les exploits guerriers et amoureux d’une nouvelle lignée de dieux – relayèrent les Védas.
De nouvelles croyances apparurent, fondées sur la fervente dévotion et l’action désintéressée.
De ces textes, spécialement des Purânas (recueils historiques et mythologiques rattachés à la tradition sacrée), naquit la trinité hindoue : la trimûrti.

Dieux de la Trimûrti

BRAHMĀ, le créateur de l’univers.

Il incarne la création.
Né dans une fleur de lotus, elle-même émergeant du cordon ombilical de Vishnu, Brahma possède quatre têtes couronnées et quatre bras.
Il tient les quatre Védas dans ses mains.
Sa monture est un cygne. Son épouse est Saraswati.
Malgré son importance hiérarchique, Brahma est peu vénéré par les hindous.
Un seul temple lui est véritablement dédié dans tout l’Inde : à Pushkar, au Rajasthan.

VISHNU, le préservateur, divinité solaire qui combat pour le bien et descend sur terre pour aider l’humanité.

Appelé aussi Narayana, il incarne la préservation. Comme Brahma il possède quatre bras.
Dans une main, il tient une conque (shanka) dans laquelle il souffle pour vaincre les démons;
dans une autre il tient un disque tournoyant autour de son index, c’est la “spirale de l’éveil” (sudhdarshan chakra) avec laquelle il décapite les forces du mal. Dans la troisième main se trouve une masse d’or (gadha), symbole de son pouvoir, puis dans la quatrième il tient parfois une fleur de lotus. Il porte des vêtements jaunes.
Sa monture est l’aigle Garuda.
Il est aussi accompagné d’un serpent à plusieurs têtes (Shesa).
Son épouse est Lakshmi.
Vishnu a pour mission de préserver l’ordre du monde.
Lorsque ce dernier est perturbé, Vishnu s’incarne pour descendre sur terre sous forme d’un avatar.
Les textes sacrés en recensent dix.

Les avatars de VISHNU

MATSYA, le poisson qui sauva le monde du déluge et qui récupéra les 4 Védas au fond de l’océan.

KÛRMA, la tortue.

Elle souleva le Mont Mandara au milieu de l’océan avec sa carapace pour que les divinités puissent s’asseoir dessus et ainsi récupérer le nectar de l’immortalité.

VARÂHA, le sanglier

Pendant 1000 ans, il combattit le démon Hiranyaksha qui avait plongé la déesse de la Terre, Prithivi, au fond de l’océan.

NARASIMHA, l’homme-lion

Il débarrassa le monde du démon Hiranyakashipu. Brahma, séduit par les offrandes de ce dernier, lui avait accordé l’invulnérabilité. Il ne pouvait être tué ni par un homme, ni par un animal. C’est donc sous une forme mi-humaine,
mi-animale que Vishnu se manifesta.

VAMANA, le nain.

Le démon Bali avait réussi à prendre le contrôle de la terre, du paradis et de l’enfer.
Vamana se présenta devant lui et demanda à Bali de lui donner autant de terrain qu’il pourrait parcourir en trois pas. Bali, amusé par ce nain, accepta.
En deux pas Vamana couvrit la Terre et le paradis puis, dans sa grande bonté, laissa l’enfer à Bali
C’est ainsi que Vamana sauva le monde

PARASHURÂMA

Première incarnation humaine de Vishnu.
Défenseur de la caste des Brahmanes, il aurait combattu la caste des Kshatriya à cinq reprises,
remplissant cinq lacs avec leur sang.

RÂMA, héros du Ramayana, est le fils de Dashrata, roi d’Ayodhya.
Il combattit le tyran Ravana avec l’aide du dieu-singe Hanuman et devint un souverain exemplaire après 14 ans d’exil.

KRISHNA

C’est l’avatar de Vishnu le plus populaire. Krishna est quasiment considéré comme un dieu à part entière par certains hindous.
Krishna apparaît dans le Mahabharata et plus particulièrement dans la Bhagavad Gita, aux côtés des Pandava dans leur lutte contre les Kaurava.
Il est aussi venu sur terre pour défaire le tyran Kansa. Son enfance et l’amour qu’il porte à son épouse Radha ont inspiré les poètes.
Krishna est représenté avec la peau bleue, jouant de la flûte les jambes croisées
Des paons se trouvent à ses côtés. La vache est son animal de compagnie.

BOUDDHA

Fondateur du bouddhisme, les hindous le considère comme le neuvième avatar.
Vishnu prend ici le rôle de professeur.
Bien que très différent de l’enseignement des brahmanes, le bouddhisme a été intégré par les hindous comme une part de leur culture.
Bouddha “l’illuminé” est généralement représenté en couleur dorée, avec des grands lobes d’oreilles, les yeux mi-clos et vêtu de vêtements oranges.

KALKI

C’est la dernière incarnation attendue de Vishnu.
Il apparaîtra sur un cheval blanc à la fin des temps sombres que nous traversons (kaliyuga).
L”exterminateur Kalki, d’un coup de pied réduira le globe en poudre et détruira tous les démons pour reconstruire un monde nouveau.

SHIVA

A la fois créateur et destructeur, Seigneur du Yoga
En raison de son aspect de destructeur, il est le plus ambivalent des trois dieux de la trimûrti.

C’est le dieu de la destruction. Il est représenté avec un troisième œil, symbole de sagesse, au milieu du front et avec un cobra autour du cou. Il porte un trident (trishula) et tient un petit instrument de percussion (damaru).
Il est assis sur une peau de tigre, symbole de l’énergie potentielle.
Shiva représente en effet la source créatrice en sommeil.

De sa chevelure, dans laquelle se trouve un croissant de lune, symbole du cycle du temps, s’écoule le Gange, fleuve sacré de l’hindouisme. Sa monture est le taureau Nandi qui fait lui-même l’objet d’un culte. Shiva est un personnage complexe et contradictoire. Il représente la destruction mais celle-ci à pour but la création d’un monde nouveau. L’emblème de Shiva est d’ailleurs le lingam (un phallus), symbole de la création.

Il a les yeux mi-clos car il les ouvre lors de la création du monde et les ferme pour mettre fin à l’univers et amorcer un nouveau cycle.

Shiva est représenté sous différente forme (l’ascétique, le yogi, le mendiant…) et possède, d’après les textes, 1008 noms (Shambhu, Shankara, Pashupati…).
L’une des plus célèbres est le Shiva Nataraja, danseur cosmique qui rythme la destruction et la création du monde.
Il est alors représenté avec 4 bras. La main supérieure droite tient une clochette (damaru) qui rythme la création; la main gauche supérieure tient la flamme de la destruction (samhara); la main inférieure droite est tenue dans un geste de protection (abhaya mudra); la main inférieure gauche pointe vers le pied gauche tenu en l’air, il montre ainsi son pouvoir de grâce. Sous son pied droit il écrase un nain-démon symbole de l’ignorance.
Son immense chevelure montre son pouvoir et il est entouré d’un cercle de feu (prabhamandala).
Shiva est marié à Shakti, la déesse-mère.
Elle-même a plusieurs noms suivant la fonction qu’elle occupe
(Parvati, Durga, Kali…). Il a deux fils, nés de Parvati : Ganesh et Skanda.
La famille vit au sommet du Mont Kailasa dans l’Himalaya.

SARASWATI, déesse de l’intelligence, de l’écriture et des sciences, épouse de Brahmâ.

Elle est la déesse de la connaissance et des arts. Elle possède quatre bras. Dans une main elle tient un livre d’écritures sacrées, dans une autre un rosaire. Avec ses deux autres mains elle joue d’un instrument à cordes (vîna), symbole de l’art. Sa jambe droite est posée sur la gauche.
Vêtue sobrement d’un sari blanc, elle est accompagnée d’un paon ou d’un cygne, symboles de pureté et de beauté. Elle est parfois représentée assise sur un lotus.

LAKSHMI, déesse de la joie, de l’harmonie et de l’équilibre, épouse de Vishnu C : Creator

Elle est la déesse de la beauté, de la fortune et de la prospérité.
Elle est la déesse mère bienveillante.
Elle symbolise l’harmonie, la joie et l’équilibre.
Elle a quatre mains qui représentent la vertu.
Des pièces d’or s’écoulent de l’une d’entre elles pendant qu’elle bénit les fidèles de l’autre.
Elle n’a pas d’attributs particuliers.
Elle n’est pas armée.
Couronnée, elle porte un sari rouge et est assise sur un lotus.
Elle est entourée par deux éléphants blancs, symboles de chance.
Elle est elle-même vénérée par de nombreux dieux, dont Ganesh.

PARVATI, épouse de Shiva.

Elle est la fille de Parvataraja, roi des montagnes, et de Menadevi.
Adoratrice de Shiva dès son enfance, Parvati émit le vœux d’épouser Shiva.
Celui-ci, ascète, se refusa à elle.
Pour lui prouver son amour et sa dévotion, elle se retira dans la forêt en signe de pénitence.
Shiva se déguisa en brahmane et alla voir Parvati pour tester sa volonté.
Impressionné par sa force spirituelle, Shiva demanda à Parvataraja la main de sa fille.
Le mariage de Shiva et Parvati fut célébré avec faste.
Parvati est la forme bienveillante de Shakti, la déesse-mère. Elle est le symbole de l’épouse aimante.
Elle est la mère de Ganesh et de Skanda. Elle vit au sommet du Mont Kailasa.

GANESH, le sage à tête d’éléphant, fils de Shiva et Pârvatî.

C’est sans doute la divinité la plus populaire de l’Inde. C’est le dieu du savoir et de la vertu.
Porteur de chance, les hindous le prient avant d’entreprendre une action importante.
Fils de Shiva et Parvati (Shakti), il est reconnaissable à sa tête d’éléphant et à son corps obèse.

Il est assis sur un trône et il porte une couronne. Il tient une hache (parashu) dans sa main et il mange des petites pâtisseries (modouks). Il est parfois représenté avec un nœud coulant et un crochet à éléphants.
La monture de Ganesh est un rat.

Ganesh n’est pas né avec une tête d’éléphant.
Selon la légende, Ganesh a vu le jour alors que son père était parti combattre les démons.
Quelques années s’écoulent.
Un jour, sa mère lui demande de garder l’entrée de la maison pendant qu’elle se baigne.
C’est alors que Shiva revient.
Ganesh, ne sachant pas qu’il est son père, lui refuse le droit d’entrer.
Shiva, ignorant qu’il a un fils et furieux de se voir défier par un enfant, lui coupe la tête.
Parvati, folle de douleur, ordonne à Shiva de ressusciter son fils.
Il envoie alors ses serviteurs en leur demandant de ramener la tête de la première créature vivante qu’ils croiseront. C’est donc la tête d’un éléphant qu’ils rapportèrent.
Ganesh est aussi appelé Ganapati et plus rarement Vinayak.

La popularité de Vishnu et de Shiva est très supérieure à celle de Brahmâ.
C’est dans le Râmâyana et le Mahâbhârata que le culte de Vishnu atteint son apogée.

Le Râmâyana, toujours ardent en Inde, raconte l’histoire du voyage de Râma, le septième avatar de Vishnu pour retrouver son épouse Sîtâ, enlevée par le démon Ravana.

Le Mahâbhârata est sûrement le plus long poème jamais composé. C’est l’ histoire d’une guerre entre deux dynasties, opposant les frères Pandava

La Bhagavad-Gîtâ est l’un de ses passages les plus connus. L’action est axée sur Krishna, le huitième avatar de Vishnu, amoureux malicieux et subtil tacticien, le plus aimé des dieux indiens.

Les avatars de VISHNU

Dans les Védas, Vishnu est le jeune partenaire du grand dieu Indra. Mais il accomplit déjà son plus fameux exploit : “mesurer” l’univers en trois immenses enjambées et le déclarer propriété des humains.
Ce pouvoir et cette omnipotence furent mis en oeuvre dans d’autres récits, tant et si bien que Vishnu finit par dépasser en puissance Indra et même par lui prêter secours.
Les purânas décrivent Vishnu comme le Seigneur de l’ univers et le protecteur de l’humanité.
Ses attributs sont le disque (chakra), la conque (shanka), la massue (gada) et le lotus (padma).
son épouse est Lakshmi, la sublime déesse de la richesse, de l’honneur, de la foi et de l’amour, assise sur un lotus.

Vishnu est vénéré sous ses multiples incarnations (Avatars) destinées à secourir l’humanité dans sa lutte contre les ténèbres.

Les dix avatars (littéralement “descentes”), dont le nombre exact est en fait fluctuant, et dont le le Bâghavata Purâna déclare même qu’ils sont innombrables, sont des interventions divines destinées à rétablir sur terre le dharma, et correspondent parfaitement à la fonction protectrice de Vishnu. Rama et Krishna sont ses incarnations les plus connues.

Les trois premiers avatars Matsya, le poisson, Kûrma, la tortue et Varâha, le sanglier sont des créatures mythologiques, figurant dans les récits cosmogoniques des Védas
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Le quatrième avatar, Narasimha, l’homme-lion, protégea le monde contre l’épouvantable démon “Hiranyakashipu” qu’il éventra.

Le cinquième, Vamana, n’est autre que le nain qui parcourût l’Univers en trois enjambées et se transforma en géant pour chasser le démon Bali hors de l’Univers.

Le sixième avatar, Parashurâma,”Râma à la hache”, extermina la caste des kshatriya pour venger son père
Sa présence reflète peut-être les luttes pour le pouvoir entre les brahmanes et les kshatriya.
Râma et Krishna, les septième et huitième avatars de Vishnu, sont les héros magiques du 
Ramâyana et duMahâbhârata.
Par leur truchement, Vishnu devient le seigneur et le protecteur de l’humanité.

Le neuvième avatar est le Boudha.
La présence du Bouddha montre la capacité de l’hindouisme à évoluer en absorbant et en redéfinissant toute doctrine rivale.

D’ailleurs, pour certains hindouistes, Jésus lui-même est un avatar de Vishnu, et les missionnaires chrétiens ont eu bien de la peine à lutter contre cette

assimilation abusive à leurs yeux.

Kalki le cavalier au cheval blanc, le futur avatar, apparaîtra pour détruire l’univers à la fin du Kali Yuga, punir les méchants, récompenser les pieux et réintégrer l’univers dans le brahman.

DURGA, l’Inaccessible, épouse de Shiva

Elle est la conscience transcendante dans toute la connaissance.
Elle est le vide dans tous les vides. Elle, au-delà de qui il n’est point d’au-delà, est appelée l’Inaccessible.

Durga est une des formes sous laquelle Shakti, la déesse-mère est apparue à l’appel des dieux pour combattre le buffle- démon Mahisha.

C’est une guerrière.
Elle porte un sari rouge symbolisant l’action et la destruction des démons. Elle a plusieurs bras car les dieux lui ont chacun donné une arme pour se battre : le disque de Vishnu, la lance de Kumara, l’arc et la flèche de Surya, le dieu du soleil; la hache de Chandra, le dieu de la lune; une masse de Yama, le dieu de la mort; la hache d’Agni, le dieu du feu; la conque de Vayu, le dieu du vent; le trident de Shiva.
Ainsi armée, elle partit tuer Mahisha en chevauchant un lion.
Elle est souvent représentée avec huit bras.

DEVI – la déesse-mère

Devî est le terme générique sanscrit désignant les déesses, contreparties féminines (Shakti) des Dieux (Deva).
Si le terme et le concept même de Shakti n’est pas extrêmement ancien, bien qu’il se soit considérablement développé et étoffé vers la fin du premier millénaire avec le tantrisme, le concept de la Déesse-Mère Divine est aussi vieux que l’humanité.
Devî signifie littérallement “brillante”. La parèdre (contrepartie féminine) d’un Dieu n’est pas “en soi”, différente de Lui; elle n’est pas une autre entité, mais une autre expression : elle est sa puissance de création, on peut aussi dire sa force spirituelle.
« Les dieux assemblés s’approchant de la Grande Déesse lui demandèrent : « Qui es-tu ? »
Elle leur répondit :
« Je suis la forme apparente du principe ultime, le Brahman.
De moi sont issus la Nature et la Personne qui constituent l’univers. »
On considère souvent les devî comme autant d’épithètes de la Grande Déesse, c’est-à-dire autant de formes ou aspects, d’émanations ou manifestations de la Devî.

KALI, la Noire, la Terrible, épouse de Shiva

Kali est une incarnation de Durga, née de Brahma, Vishnu et Shiva, afin de détruire les démons. Chaque goutte de sang des démons tombée à terre faisait naître d’autres démons. Pour les vaincre, Durga s’incarna en Kali qui avala le démon afin que le calme règne de nouveau sur Terre.
On célèbre chaque année la Durga Puja, la victoire sur le mal, surtout au Bengale où le culte de Kali est très présent.
Sa représentation est terrible, avec une longue langue pendante rouge et une guirlande de crânes autour du cou.
De sa main gauche, elle tient souvent une tête coupée ce qui veut signifier l’annihilation de la force du mal.

Dieu guerrier du panthéon védique

INDRA, dieu de la foudre, du ciel et des pluies, roi des dieux, le guerrier du panthéon védique.

Dieu-roi suprême du ciel, de l’atmosphère, de la foudre, des orages et de la pluie.
Considéré aussi comme le dieu de la fertilité, grâce à l’eau qu’il apporte à la terre.
Extraordinaire buveur du soma (le dieu soma représente le liquide, la fraîcheur et la lune, personnification d’une plante hallucinogène, liqueur magique) “breuvage d’immortalité”et nourriture rituelle des dieux.
Indra, dernier des dieux guerriers représente la force et la puissance.
Le mythe le plus fameux du Rig-Véda est la victoire d’Indra sur le démon géant Vritra, qui bloquait les eaux dans la montagne.
Indra lança la foudre sur Vritra, libérant du même coup les eaux et le soleil.

Dieux secondaires

AGNI, dieu du feu dans le panthéon védique.

Agni est le dieu du Feu, représentant les forces de la lumière, il est souvent associé à Indra la divinité du soleil.
Il est la flambée qui réchauffe chaque maison.
Il est l’étincelle de la vie détenue dans chaque être vivant.
Il est invincible et réduit ses ennemis en cendres.
Incarnant le sacrifice, Agni est considéré comme un médiateur entre les mortels et les dieux à qui il transmet les offrandes.
Il monte un bélier (animal sacrificiel)
Plus de deux cents hymnes du Rig-Véda lui sont consacrés.

SKANDA, dieu de la guerre à six têtes.

Deuxième fils de Shiva et de Parvati, Skanda, connu aussi sous les noms de Kumara, Murugan, Subrahmaniam, Guha, Shadannana ou Sanmukha parce qu’il a six têtes.
Dieu de la guerre et de la chasteté, créé pour détruire les démons.

Skanda est un dieu plein de force et d’ardeur. Il est le plus féroce de tous les Dieux.
Il obtient tout ce qu’il veut par son courage et sa volonté.
Il combat les ignorants et offre sa force à qui veut rechercher la spiritualité.

D’une main il tient une lance appelée sakti symbolisant les tendances de destruction et les pulsion négatives de l’humanité. Mais de l’autre main il bénit toujours ses adorateurs.
Il chevauche un paon qui est capable de détruire les serpents nuisibles
Ses temples et son culte sont interdits aux femmes.

SOMA, dieu de la lune et de l’inspiration, assimilé à la boisson qui porte son nom.

Le dieu Soma est la liqueur d’immortalité, nourriture rituelle des dieux.
Le dieu Soma représente le liquide, la lune et la fraîcheur, il est la personnification d’une plante hallucinogène pressée et bue durant le rituel, dont la préparation se trouvait au coeur du sacrifice védique.
L’identité de cette plante a provoqué bien des commentaires peut-être s’agit-il de l’Amanita muscaria utilisée durant des millénaires par les chamanes sibériens pour susciter des états extatiques.
Ce champignon qui pousse en Sibérie et en Afghanistan était sans doute connu des Aryens.
Cependant il fut remplacé par une autre substance peu à peu car il n’existait qu’en petites quantités dans la vallée de l’indus et les plaines du nord de l’Inde.

SURYA, dieu védique du soleil.

Dieu soleil, fils d’Āditi et de Kashyapa. Il a quatre épouses, Saljnâ, la connaissance, Râjnî, la souveraineté, Prabhâ, la lumière et Châyâ, l’ombre. C’est le père de Manu , le premier homme et le législateur de l’humanité, mais aussi deYama, le dieu de la Mort et de Yamî qui deviendra, après sa mort, la rivière Yamunâ, un des trois fleuves les plus sacrés de l’Hindouisme

Sûrya se déplace dans un char conduit par Aruna et tiré par sept chevaux ou un cheval à sept têtes, représentant les jours de la semaine.

RUDRA, le “hurleur”, dieu du tonnerre dans le panthéon védique qui brandit la foudre destructrice.

Rudra est la deuxième facette de Shiva, appelé parfois Shiva-Shankar, la face sombre de Shiva;
Dieu des animaux, de la mort, des orages. Dieu hurleur effrayant et dieu des tempêtes. Il représente le côté le plus mystérieux du grand dieu, il n’intervient que dans certaines incarnations (avatars de Krishna) pour rappeler à Shiva
qu’il n’y a pas de dualité en lui (puisque Shiva est une conscience pure)

VARUNA, dieu védique de la mer, seigneur des eaux cosmiques.

Varuna est à la fois un asura (esprits démoniaques) et un deva (puissance agissante qui se manifeste dans les phénomènes naturels et mentaux)

Il est le maître du rta, l’énergie qui permet de maintenir l’ordre de l’univers. Dieu “aux mille yeux”, il possède un caractère violent, et ses colères sont redoutées des hommes. Divinité lunaire, il est parfois représenté comme un homme à la peau claire portant une armure en or ainsi qu’un “lasso” fait à partir d’un serpent. Il chevauche un makara, monstre marin qui lui sert de monture.
Varuna est aussi un dieu de la mort et peut accorder l’immortalité. Il est également associé à l’élément liquide, lorsque celui- ci se trouve en masse (cours d’eau, lacs, océans), tandis que la pluie est surtout associée à Mitra.
Après qu’Indra lui eut ravi sa place de maître de l’univers, Varuna devint le dieu des océans et des rivières, et le gardien des âmes des noyés. Il est servi par les nagâs, êtres mi-hommes, mi-serpents.

VAYU, dieu védique du vent.

Vâyu est le dieu du vent et gardien du nord-ouest.
Il est également nommé Vata. Il est le souffle des dieux, va où il veut et ne peut être vu.
Vâyu accorde la renommée et la richesse à ses adorateurs, disperse leurs ennemis et protège les faibles.
Il est représenté juché sur une antilope (rapide comme le vent). Son attribut est généralement un étendard.
L’antilope est le symbole animalier de la quatrième chakra : anahata chakra.
L’élément adjoint à ce confluent énergétique est l’air.

MITRA, dieu de la lumière.

Mitra représentait la souveraineté sur le plan terrestre et Varuna sur le plan surnaturel. Mitra, dont le nom signifie “contrat”, était le garant de l’amitié et des accords entre les hommes, tandis que Varuna était le garant de l’ordre cosmique.
Mitra était toujours présenté comme amical, tandis que Varuna était un dieu violent, aux colères terribles.

En fait, dans le personnel divin de la fonction souveraine, Mitra incarnait en quelque sorte le chapelain, tandis que Varuna incarnait le roi.
Il était donc plus étroitement associé aux prêtres (Brahmanes) alors que Varuna était plus proche des guerriers (Kshatriya).

USHAS, déesse du ciel et de l’aurore.

Dans le Rig-Veda, la Déesse Usha = Ushas est identifiée à l’Aube, l’Aurore.
Elle se révèle quotidiennement avec la venue du jour. C’est une jeune fille au teint resplendissant qui, traversant le ciel sur son char doré tiré par cent chevaux, précède Suryâ.
Elle dissipe les noirceurs de la nuit et, du même coup, écarte les démons.
Elle stimule la vie et met le monde en mouvement. Elle accorde force et renommée. Elle est associée à l’énergie vitale, au souffle des créatures vivantes et à tout ce qui meut le rita (l’ordre cosmique social et moral). La régularité de son retour souligne la force qui, en elle, participe de l’ordre cosmique, au détriment du chaos qui, toujours, menace l’univers.

Usha est donc une déesse bénéfique associée à la lumière et à l’abondance.
On la compare parfois à une vache.
D’ailleurs, dans le Rig- Veda, on la désigne sous le nom de “Mère des vaches”. Bien qu’elle figure toujours sous les traits d’une belle jeune fille, on la dit “Mère des dieux”, “Mère des Ashwins”, et aussi, “Mère du foyer”.

Eclairant le monde, elle voit les faits et gestes de chacun : elle est l’oeil des dieux, mais elle ne juge rien des erreurs humaines.

Le tilak (appelé aussi tikabindi ou pottu) est une marque portée sur le front par la plupart des hindous.
Quand il n’est pas tout simplement une marque censée porter bonheur, apposée au cours d’une cérémonie religieuse ou en guise de bienvenue, le tilak indique l’appartenance à un groupe religieux pour un homme ou la situation maritale pour une femme.
La plus ancienne référence au tilak connue provient du Rig-Veda. La déesse Usha, première épouse du dieu Sûrya,
y apparaît portant une marque rouge vif sur le front, symbole du soleil levant.

KAMA, dieu de l’érotisme.

Kamadeva ou Kama (désir) est le dieu de l’érotisme et du désir amoureux. Jeune, décrit comme le plus beau des dieux, il porte un arc fait de canne à sucre, la corde est une chaîne d’abeilles. Ses flèches sont faites des cinq fleurs qui inspirent l’amour : le jasmin, le champaka, le shirisha, le lotus bleu et la fleur de manguier. Il possède deux ou huit bras. Il est entouré d’oiseaux, de jeunes nymphes et de musiciens. Ainsi, tout en lui évoque le printemps, saison des amours.

Mentionné dans le Rig-Veda comme le plus puissant des dieux, il symbolise le moteur qui pousse les hommes à la perpétuation de leur espèce.

KRATU, dieu de l’inspiration intelligente,  fils de Brahmâ

SHIVA NATARAJA, dieu de la danse cosmique

Shiva accomplit la danse cosmique de la destruction et de la création de l’univers.

La danse cosmique symbolise le renouvellement périodique du monde, en un rythme infini de dissolutions et de naissances.

Pour les hindous, la danse est plus ancienne que le monde lui-même car c’est précisément en dansant sur le mont Kailasa que Shiva créa le cosmos et notre Âge, en prenant cette posture au moment de la création, posant le pied droit sur la tête du démon primordial, Apasmârapurusa, symbole d’ignorance et de cécité, et le tue.

Sa chevelure se déploie sauvagement tandis qu’il danse, transporté par le rythme du petit tambour en forme de sablier ou de clepsydre (damaru) qu’il tient dans la plus haute de ses mains droites. Ce rythme est la pulsation du cosmos (mâyâ) qui naît à la vie grâce à l’action bénéfique de la danse créatrice, en créant, à chaque battement, l’air, le feu, l’eau et la terre, et réveillant ainsi la vie ; mais c’est de cette même danse que jaillira l’étincelle qui détruira le monde. Le cosmos est figuré par le cercle qui contient la divinité ; il jaillit des bouches fertiles du makara placé sur le socle de la statue.

Le moment de la création du cosmos est donc associé à sa destruction simultanée, symbolisée par les flammes qui bordent le cercle et la flamme unique que le Dieu tient dans sa main gauche supérieure. Cette flamme unique réduit tout à néant : elle fait écho au tambour créateur de la main droite supérieure. (Wikipedia)

Suivant la tradition ancienne, Shiva est adoré sous trois formes ou murthi : Sivalingam, Ardhanarisvara, et Nataraja. Shiva Natâraja est le dieu Shiva en tant que Danseur cosmique.

Sa danse de tandava représente ses cinq puissances en action : création, préservation, dissolution, grâce obscuratrice, grâce révélatrice.

Chaque geste du dieu a une signification :
la main postérieure gauche montre la fin du monde par les flammes,
la main postérieure droite tient le tambour qui émet le son “primordial” qui préfigure le monde purifié,
la main antérieure droite invite à la non-crainte en tournant sa paume vers les fidèles,
le pied droit : Shiva foule l’ignorance représentée par le démon Muyalaka et l’empêche ainsi de progresser,
la jambe gauche qui se lève suggère la libération de l’âme une fois l’ignorance vaincue.

Sa chevelure
Les mèches de la chevelure, qui se dénouent sous la vigueur du mouvement de la danse, symbolisent le grand fleuve Gange.

HANUMAN, dieu-singe du Râmâyana, incarnation de la bhakti (dévotion). Il est le fils de Vayû.

Hanuman est le dieu-singe fidèle à Rama. Ses autres noms sont Hanumat ou Pavan-Sutra. Sa bravoure est relatée dans le Ramayana.
Selon cette épopée, il est ainsi décrit : sa face est aussi rouge que le plus brillant des rubis, sa queue est d’une interminable longueur.
Hanuman est un être parfait.
Personne ne peut l’égaler dans la compréhension et le sens des écritures.
Il rivalise avec le précepteur des dieux Vrihaspati.
Hanuman est le fils de Vayu, le dieu du vent.
Il est souvent représenté avec une massue d’or (gaddha) dans la main ou devant les images de Rama et Sita.
Il se tient sur un haut rocher et peut hurler comme le tonnerre.
Il vole au dessus des nuages et peut s’agrandir ou se rapetisser.
Un jour, avalé par un démon, il devint si petit qu’il put s’échapper par l’oreille du monstre.
A 10 ans, il était capable de soulever des collines.
Il symbolise la force et l’intelligence, il est vénéré des combattants.
Après la délivrance de Sita, Sigriva, le roi-singe demanda à Hanuman de rejoindre l’armée des singes.
Celui ci refusa et pour preuve de son respect, il ouvrit sa poitrine où se trouvaient les images de Sita et de Rama.
Il incarne ainsi la dévotion (bhakti) et l’humilité.
Lorsqu’ Hanuman était encore tout jeune, il prit le soleil pour un fruit mûr. Il sauta, le saisit et le mit dans sa bouche. Les dieux étaient effrayés car sans l’astre, le monde était en péril, toute vie devenait impossible. Il prièrent alors le dieu-singe de recracher la soleil, ce qu’il fit. La Terre fut sauvée des ténèbres.

YAMA, dieu des esprits et des morts.

Yama (ou Yamaraja ou Dharmaraja, Shinjé en tib.) : seigneur de la mort

Seigneur de la mort à tête de taureau ou buffle, symbole du pouvoir absolu du karma et souverain des pretas, esprits affamés des enfers. Brandissant dans les mains un septre surmonté d’une tête de mort et d’une corde terminée par un crochet et un anneau, il se tient debout sur un taureau couché en union avec un humain, ce qui représente la domination des obstacles.

Les flammes autour de lui sont l’expression de son caractère irrité, non qu’il soit en colère mais il cherche ainsi à brusquer le pratiquant afin de lui faire comprendre plus rapidement certains points du Dharma.
La majorité des déités protectrices du Dharma (dharmapalas) sont pour cela des déités irrités.
Il est parfois accompagné de sa soeur Yami (Shinjéma en tib.) encore appelée Chamundi.

Le symbolisme des attributs de Yama est le suivant : – septre à tête de mort : c’est le symbole le plus évident de sa domination sur la mort et par extention le temps qui passe. La tête de mort symbolise aussi parfois le monde des dieux sans forme (par opposition à au monde du désir et du monde de la forme) ou aussi le Corps absolu (dharmakaya).
– corde : la corde est souvent terminée par un vajra et un anneau, parfois d’un crochet qui
servent soit à attraper et attacher les hordes démoniaques, soit à “attacher” la sagesse à
l’esprit du pratiquant.

L’hindouisme est la plus vieille des principales religions du monde, son origine remonte à la civilisation de l’Indus qui naquit vers 2500 av. J.-C. Avec plus de 900 millions de fidèles, l’hindouisme est actuellement la troisième religion du monde. À l’inverse des autres religions principales, l’hindouisme n’a pas été fondé par un prophète et ne dépend pas d’un dogme central, sa pratique étant issue d’une tradition très ancienne. L’hérésie n’existe donc pas. C’est donc une religion dynamique, un ensemble de concepts philosophiques issues d’une tradition remontant à la protohistoire indienne, dotée d’une capacité à assimiler les croyances, et les philosophies, sans les opposer. Les nombreuses conquêtes et invasions qui se sont déroulées sur le sous-continent indien ont favorisé le mélange des idées et des connaissances. L’hindouisme a beaucoup évolué au cours du temps passant du védisme aryen polythéiste, au brahmanisme triadique. L’hindouisme ancien dépassait le simple cadre religieux, au-delà du syncrétisme théologique, l’hindouisme était un vecteur pour toutes les sciences ; le droit,la politique, l’architecture, l’astrologie, la philosophie, la médecine, etc., comme tant d’autres savoirs qui avaient en commun le substrat religieux.

Hindouisme découverte religion Asie

HINDOUISME – HISTOIRE, DIEU HINDOU, SHIVA, MYTHOLOGIE, CULTE ET SPIRITUALITÉ

L’Hindouisme est une des religions majeures d’Asie, elle est à l’origine d’autres grandes croyances orientales comme le Bouddhisme par exemple. Pas forcément bien connu en Occident, elle me fascine particulièrement et m’inspire dans ma vie de tous les jours. Comme le savoir et le contenu de l’ Hindouisme est très vaste, je vais me limiter à une bonne introduction et si vous voulez aller plus loin, je finirai mon article par des conseils sur de bons livres sur le sujet.

HINDOUISME – HISTOIRE

L’Etymologie du mot Hindouisme est d’origine persane. Hindu, ou hindou, désigne le fleuve Indus qui prend sa source au Tibet (Himalaya) pour se jeter dans la mer d’Arabie. Littéralement, l’Hindouisme est donc la religion des habitants du pays de l’Indus. L’Hindouisme est parfois appelé Sanatana Dharma, la « loi éternelle » ou « l’ordre socio-cosmique éternel» en sanskrit.

C’est une des plus vielles religions du monde. Pratiquée par des millions de personnes, elle est à la 3ème position des religions les plus pratiquées après le Christianisme et l’Islam. Malheureusement, les sources manquent pour déterminer l’époque exacte de son apparition. La tâche est encore plus compliquée par le fait que l’Hindouisme est née sans doute d’un mélange de diverses croyances. En effet, une de ses particularités est qu’elle n’a pas été crée par la prédication d’un individu, mais plutôt par l’accumulation de coutumes de différentes populations qui se sont rencontrées au cours de leur migration vers l’actuelle Inde. Le Védisme, qui date du 17ème siècle avant JC, est une de ces croyances ancestrales qui a influencé de façon significative ce qu’est aujourd’hui l’Hindouisme.

HINDOUSIME – PRINCIPES FONDAMENTAUX

Vous me direz, la première chose qui définit la religion Hindouiste est son aspect polythéiste. Mais est-ce qu’elle l’est vraiment ? En effet, cette question peut surprendre étant donné le nombre de dieux dans le panthéon Hindouiste. Malgré tout, la conception d’un dieu symbolisant la pureté et la perfection n’existe pas chez toutes les différentes divinités mais est plutôt partagée dans chacune de ces mêmes divinités. Les qualités divines ne seraient donc pas porté par une seule entité mais se reflèterait dans plusieurs êtres supérieurs. Je pense donc que le terme polythéiste est mal choisi, réducteur et porte souvent confusion. La base de l’Hindouisme est l’idée que dans leur multitude, les phénomènes autour de nous ne sont que les diverses manifestations de la réalité ultime. Cette réalité, nommée Brahman, est l’idée unificatrice qui donne à l’Hindouisme son caractère essentiellement moniste (un seul dieu) en dépit du culte des nombreux dieux et déesses.

Brahman, appelé aussi Sang Hainag ou Uptepi, est l’ultime réalité. C’est l’essence intérieure ultime, la divinité créatrice de toutes choses. Il est infini par-delà tous les concepts.  Il ne peut être compris par l’intelligence, ni être décrit de façon adéquate par les mots. L’activité créatrice de la divinité est nommée Lila, le jeu de Dieu. Le monde est perçu comme la scène d’un jeu divin. Le mythe de Lila a une forte connotation magique, Brahman étant le grand magicien qui se transforme lui-même en monde. On comprend donc par là que pour les hindouistes, le pouvoir divin est présent partout, y compris en nous.

Il faut comprendre que le divin Lila est un jeu dynamique et rythmique. Et c’est ce qui donne au monde à la fois une cohésion autour de cette énergie créatrice et en même temps un aspect en perpétuel mouvement.

Hindouisme Illustration du Lila, le jeu divin

ILLUSTRATION DU LILA, LE JEU DIVIN

La force dynamique du jeu divin est le karma, autre concept important de la pensée Hindouiste. Karma veut dire action, c’est le principe actif du jeu. L’univers entier est en mouvement et chaque chose est en relation dynamique avec l’autre. Se libérer des liens du Karma signifie réaliser l’unité et l’harmonie de toute la nature, l’être humain compris, et agir en conséquence.

Se libérer et briser les chaines du Karma signifie se rendre compte que toute les choses que nous percevons par nos sens sont les éléments d’une même réalité. Tout est Brahman et Brahman est le tout. Se rendre compte de cette vérité universelle nous fait atteindre un état d’éveil et de connaissance, qui est appelé Moksha (libération). On retrouve les mêmes principes dans le Bouddhisme avec le concept de Nirvana, très similaire à celui de Moksha.

HINDOUISME – LE TRIMŪRTI HINDOU (TRINITÉ)

Le Trimūrti Hindoue, de gauche à droite Brahma, Vishnou et Shiva Trinité Hindouisme

LE TRIMŪRTI HINDOUE, DE GAUCHE À DROITE BRAHMA, VISHNOU ET SHIVA

Comme dans la trinité Chrétienne (le père, le fils et le saint esprit), le panthéon Hindouiste est dominé par 3 divinités :

Brahmâ

Le dieu Brahma Hindouisme

LE DIEU BRAHMA

A ne pas confondre avec Brahman (l’être suprême), Brahmâ est le dieu créateur de la matière et de l’univers. Il naît d’une fleur de lotus émergeant du nombril de Vishnu. Malgré son importance dans la trinité hindoue, il n’est que peu vénéré en Inde. Brahmâ passe pour le fils de la Puissance Suprême, Brahman, et l’énergie féminine connue sous le nom Prakrti ou Mâyâ.

Lorsque Brahmâ créa l’univers, celui-ci resta inchangé jusqu’à ce qu’il soit ensuite consumé par le feu, mais les sages, les dieux, et les éléments vont survivre. Quand il se réveille, Brahmâ restaure à nouveau la création, et ce processus va se répéter pendant une longue période. Lorsque celle-ci sera terminée, l’univers entier, les dieux, les sages et les êtres vivants seront réduits à leurs éléments constitutifs.

Je tiens à faire un petit aparté pour faire le parallèle entre ces anciennes croyances et des thèses scientifiques récentes. La majorité de la communauté scientifique converge sur l’idée de l’existence d’un Big Bang qui a initié la création du monde. Mais que c’est t-il passé avant ? Dur d’y répondre. Pourtant, le Dr Abhay Ashtekar, directeur de l’Institute for Gravitation and the Cosmos (IGC), a une idée sur le sujet. Sa théorie, appelé communément le Big Bounce (le grand rebond), soutient une vision cyclique de l’univers qui oscillerait entre période d’expansion et  de régression avec un Big Bounce entre les 2. Selon sa théorie, on serait donc dans une période d’expansion qui succède à un rebond, le Big Bang.

Il est intéressant d’observer que cette théorie est en cohérence avec les croyances hindouistes et notamment avec le processus de création/destruction de Brahmâ. Pour plus d’info sur la théorie du Big Bounce, suivez ce lien.

Je tiens à insister sur le fait que ces réflexions n’engagent vraiment que moi et mon analyse des choses. Malgré tout, ce n’est pas la première fois que la science moderne et les spiritualités orientales se mettent d’accord. Je suis intimement convaincu que nos recherches en Physique devraient suivre les hypothèses d’un monde interconnecté où tout élément serait basé sur un modèle unique originelle.

Pour en revenir à Brahmâ, malgré son importance hiérarchique, il est peu vénéré par les hindous. Le seul grand temple qui lui est dédié se trouve à Pushkar au Rajasthan où des milliers de pélerins viennent se baigner dans son lac. On lui a également dédié un temple à Angor Wat au Cambodge.

Lac de Pushkar au Rajasthan

LAC DE PUSHKAR AU RAJASTHAN

Shiva

Dieu Shiva HIndouisme

A la fois bienfaisant et destructeur, Shiva (ou Civa ou Siva), est le plus vénéré des dieux. C’est un personnage complexe et contradictoire. En effet, il représente la destruction mais celle-ci a pour but la création d’un monde nouveau et meilleur. Le monde tient en un équilibre fragile entre les forces du bien et du mal, lorsque l’équilibre se rompt, Shiva dissous l’univers afin d’en créer un nouveau dans lequel les hommes pourront se libérer de l’aliénation du monde physique.

Il a les yeux mi-clos car il les ouvre lors de la création du monde et les ferme pour mettre fin à l’univers et amorcer un nouveau cycle. Il est souvent représenté avec un troisième œil au milieu du front. Symbole d’éternité et de sagesse, ce 3ème œil lui donne une vision transcendante du monde.

La tradition shivaïte de l’Hindouisme, centrée donc sur le dieu Shiva, est l’une des plus influentes variantes de l’Hindouisme avec la tradition vishnouïte.

Vishnou

Le dieu Vishnou Hindouisme

LE DIEU VISHNOU

Vishnou (ou Vishnu ou Vichnou) est le dieu de la stabilité du monde, il entretient la vie et la création. C’est le dieu du temps. On connaît aussi Vishnou sous le nom d’Hari. On le voit souvent en train de dormir mais dans son sommeil, il prépare en fait le prochain monde. C’est un protecteur des humains et un sauveur. Il ne peut intervenir directement dans les événements, il s’incarne alors en un avatar.

Vishnou est souvent représenté en homme bleu avec une parure royale et quatre bras, tenant généralement une roue ou chakra, une conque ou shankha, un lotus (padma) et une massue (gada) dans les mains. Il porte sur sa tête une tiare dorée, appelée kirita-mukuta.

Dans cet article, je vais me limité à la présentation des 3 principaux dieux de l’Hindouisme, mais il faut savoir qu’il y en a beaucoup d’autres pas moins intéressants. A la fin de l’article, je vous donne une liste de super livres qui vous en feront découvrir d’autres.

HINDOUISME – LES LIVRES SAINTS

Comme l’Hindouisme tient sa source du Védisme, les principaux écrits saints sont des Véda, appelé Shruti (révélation) pour les anciens textes et Smirti (mémoire) pour les plus récents. Tous ces écrits ont été rédigés en Sanskrit.

Comme le système des castes limitait l’accès à ces livres, les Shruti étaient réservés principalement à la caste des Brahman. Les livres Smirti à l’inverse ont été diffusés de façon assez large, devenant ainsi la littérature populaire de l’Hindouisme.

Les textes hindous comprennent plusieurs groupements de textes mais toujours dans notre objectif de synthèse, nous allons nous concentrer uniquement sur les 3 principaux livres qui font partis du groupe des Itihasas.

Le Mahabharata

Le Mahabharata, Pandavas contre Kauravas Hindouisme

LE MAHABHARATA, PANDAVAS CONTRE KAURAVAS

« La Grande Histoire des Bharata » est un recueil de 18 livres qui raconte de façon poétique la guerre entre les Kauravas (symbolisant les forces du mal) et les Pandavas (symbolisant le bien).Un peu comme pour les fables de La Fontaine, une morale ressort de chaque chapitre de cette épopée. Les leçons qu’on peut tirer du Mahabharata constituent une des bases de l’Hindouisme. Remarquons que depuis la nuit des temps, raconter des contes se révèle très efficace pour transmettre un savoir et donner des leçons de vie à un large groupe de personnes. Cette technique sera également utilisée dans la mythologie grecque par exemple.

A l’origine, le Mahabharata  était transmis oralement au cours de chaque cérémonie ou fête religieuse. Des manuscrits ont ensuite été rédigés entre -400 et 400 après JC mais la récitation et l’audition des versés du Mahabharata  restent jusqu’à aujourd’hui une coutume très répandue.

Pour finir, malgré le caractère sacré de l’épopée du Mahabharata, beaucoup d’adaptations modernes ont été réalisées. Sous la forme de pièces de théâtre ou même de films, les aventures des Pandavas et des Kauravas connaissent un très grand succès en Inde. Et tant qu’on reste cohérent avec les textes originaux, je trouve que c’est une très bonne façon de transmettre un savoir si précieux à nos sociétés modernes.

Le Bhagavad Gita

Dialogue entre Arjuna et Krishna Hindouisme

DIALOGUE ENTRE ARJUNA ET KRISHNA

Littéralement le « chant du Bienheureux Seigneur », le Bhagavad Gita est pour beaucoup considéré comme le livre principale de l’Hindouisme. Composés de 18 chants, il relate un dialogue entre Arjuna un prince Pandava et Krishna.

Krishna, représentant de Dieu, raconte que l’essence divine est présente dans l’univers entier. Il dit notamment : « Ayant imprégné l’univers entier d’une parcelle de moi-même, je demeure ».

Beaucoup de philosophes, même en occident, considèrent la Bhagavad Gita comme le plus grand livre que l’homme ai rédigé.

Il transmet les enseignements fondamentaux de l’Hindouisme et donne les 3 voies à adopter pour nous rapprocher de Dieu :

  • Karma-yoga, la discipline des actes : Nous avons le droit d’agir mais nos actes ne doivent pas être réalisés dans le but d’une récompense ultérieure. Nos actions doivent être désintéressées, sans attente de résultats.
  • Jnana-yoga, la connaissance : La connaissance désigne ici la réalisation de l’unité de l’univers. Elle est la prise de conscience que notre corps et le monde tel qu’on le conçoit n’est qu’une vision limitée donnée par nos 5 sens. Krishna révèle à Arjuna que l’âme individuelle (Atman) est éternelle et indestructible: elle ne peut tuer ni être tuée et sa nature est identique à l’Esprit Universel (brahman) qui est au cœur de tous les phénomènes. Cette prise de conscience, révélée par la méditation, est source de libération.
  • Bhakti-yoga, la dévotion : Toute action doit être offerte à Dieu avec sincère dévotion. De plus, dans l’Hindouisme, se contenter de ce que l’on a est une vertu qui mène vers la sagesse.

Le Ramayanha

Scene Ramayana Hindousime

Composé de 7 livres, le Ramayana veut dire « le parcours de Rama », la 7ème incarnation de Vishnou. Rama, héritier légitime, est condamné à l’exil avec sa femme Sita et son frère Lakshmana. Après son exil, Sita est enlevée par le démon Ravana. Avec une armée de singes et d’ours, Rama combat et arrive à vaincre Ravana et délivre par la même sa femme Sita. Après toutes ces péripéties, il retrouve enfin son trône et gouverne avec sagesse grâce aux enseignements que lui a apportés son exil.

Encore une fois, l’enseignement Hindouiste se transmet ici par les décisions qu’a prises Rama au cours de son périple. Suivre l’exemple de Rama dans sa vie de tous les jours est considéré comme un acte sacré qui mène vers la sagesse.

SYMBOLE HINDOU – LE SON ORGINEL OM

Le son originel Om

LE SON ORIGINEL OM

On arrive au dernier paragraphe avant de vous donner des conseils de livres à découvrir sur l’Hindouisme. Le son Om est une composante sacrée importante de l’Hindouisme et on retrouve ce son également dans d’autres croyances comme le Bouddhisme par exemple. Alors qu’est ce que c’est que ce mystérieux « Om » ? Il correspond en fait à la vibration originelle qui aurait structuré l’univers tout entier. Et oui, il y a plus de 2000 ans, des hommes avaient déjà intuitivement compris l’existence probable d’une sorte de Big Bang !

Om est le symbole de Brahma, le dieu créateur, qui par ce son originel a crée le monde et subsiste dans le tout par le moyen de cette vibration. Om est notre lien direct avec le divin.

Je suis sur que vous avez déjà vu des moines faire ce son « ommmm » pendant une prière. C’est en fait une technique de méditation qui utilise ce qu’on appelle un mantra, un son ou mot qu’on répète pour fixer notre attention sur le son en question et vider son esprit. En répétant le son originel pendant qu’on médite, on ferait ressortir la vibration ultime du plus profond de notre être.

En parlant de méditation, je prépare actuellement un guide complet qui vous aidera dans vos premier pas vers la sagesse.  Pour ma part, ça a complètement changé ma vie et ma vision que j’avais des choses.

Pour revenir au mantra, j’adore en particulier celui de cette chanson (Om Shreem Hreem) qui permettrait de supprimer les obstacles sur son chemin pour atteindre l’éveil et l’illumination :

ÉPOQUE VEDIQUE
L’hindouisme est né d’un amalgame de croyances de trois peuples majeurs:
les aborigènes: peuple autochtone, les dravidiens: peuples parlant des
langues indiennes qui ne sont pas d’origine indo-européenne et qui se sont
installés sur le territoire indien avant le 2e
millénaire de l’ère commune et les
indo-européens: peuplades nomades qui envahissent le territoire de l’Inde
vers le 2e
millénaire avant l’ère commune (correspondant au calendrier
usuel).
Les Védas: textes théologiques
Au départ, les indo-européens influencent davantage le culte par leurs
traditions religieuses. Ce sont eux qui, par leurs textes sacrés les Védas
(Savoirs) permettent de qualifier cette époque de période védique. Ces
textes sont rédigés en sanskrit, langue parlée par les indo-européens. À
cette époque, on vénère plusieurs dieux reliés aux forces de la nature.
Les Védas sont écrits aux alentours du XVIIIe
siècle, avant l’ère commune,
et terminés vers le VIIe
siècle de la même ère. Ces textes rassemblent les
« lois » régissant les rites religieux de la période védique et permettent la
compréhension de la liturgie. On y retrouve les paroles à prononcer, les
gestes à accomplir et une liste des diverses divinités.
EN L’AN 325 DE L’ERE COMMUNE : NAISSANCE DE L’HINDOUISME
L’hindouisme, tel que nous le connaissons aujourd’hui, se manifeste aux
alentours de l’an 325 de notre ère. On voit alors apparaître le culte de
la trimûrti. Cependant, dès le IIIe
siècle avant notre ère, les textes sacrés
annoncent déjà les bases de cette religion.
LA TRIMURTI : TRIPLE FORME DIVINE
Brahman
L’hindouisme compte parmi ses grands concepts, celui du Brahman, entité
suprême constituée de trois divinités hindoues: Brahmâ, Vishnu et Shiva.
Brahmâ, dieu créateur
Représenté dans certains cas avec quatre têtes, il symbolise l’omniscience :
qui sait tout et qui voit tout. Brahmâ est considéré comme le Père de notre
monde. En fait, il en est le Créateur; c’est-à-dire un artisan conjuguant
talent et inspiration pour modeler la matière. Une matière qui se régénère
en formant une succession d’univers. En effet, selon ces croyances, l’univers
est éternel. Il naît d’un germe, s’épanouit, dépérit et meurt. Lorsqu’il meurt,
les éléments qui le constituent sont utilisés pour recréer un autre univers.
Brahmâ en est donc le modeleur.
Vishnu, dieu protecteur
Sa mission étant le maintien de l’équilibre universel, il se doit d’agir afin
de combattre les forces du mal. Vishnu vient accomplir des missions et se
manifeste sous différentes formes. En langue sanskrite, elles sont appelées
les avatars, signifiant « descentes » ou manifestations du dieu sur terre. On
attribue à ce dieu certaines interventions divines déjà accordées à d’autres
personnages de la mythologie ou de l’histoire du peuple indien.
Les 8 avatars de Vishnu les plus populaires
Le poisson (Matsya): Un grand déluge frappe la terre et anéantit l’ensemble
des créatures. Un seul humain est digne d’être sauvé, il se nomme Manu.
Matsya le guide jusqu’au Mont Méru, ce qui lui permet d’attendre le reflux
et de survivre au déluge. Là, Manu apprend comment repeupler la terre et il
reçoit les Védas, écritures sacrées, connaissances nécessaires afin d’éduquer
l’humanité.
La tortue ( Kûrma) : Le déluge n’a pas seulement emporté les êtres vivants,
il a également détruit les « trésors » essentiels à l’harmonie cosmique. Par
exemple, l’ambroisie qui demeure nécessaire à l’alimentation des dieux et
des héros-immortels. Sous la forme d’une tortue, Vishnu plonge au fond de
l’océan pour récupérer ces « trésors » disparus.
Le sanglier (Vahâra): Par esprit de destruction, les démons coulent la terre
nouvelle sous l’océan. Vishnu descend du ciel sous forme de sanglier pour
la remettre à flot.
L’homme-Lion (Narasimha) : Un démon ayant le privilège de ne pouvoir être
tué « ni de jour, ni de nuit; ni de la main d’un homme, ni de celle d’un animal
», se croit invincible et profite de cette occasion pour détruire tout sur son
passage. L’intervention de Narasimha, l’homme-lion, réussit à anéantir l’être
démoniaque. Ni homme, ni animal, mais les deux à la fois, et profitant du
crépuscule, il réussit à se débarraser de cette entité maléfique.
Le nain (Vâmana): Le démon Bali obtient le pouvoir sur la terre et l’univers.
Vishnu, sous la forme d’un nain, propose à cet être satirique de lui concéder
l’ensemble du territoire qu’il peut parcourir en trois enjambées. Bali accepte
et au même moment, Vâmana se tranforme en une énorme figure et enjambe
la terre, ensuite les cieux et au troisième pas pousse Bali aux enfers.
Râma à la hache (Parashu-Râma): L’équilibre social est éprouvé par un
excès de pouvoir de la part de la caste guerrière, deuxième élément de la
hiérarchie dans la population indienne. Râma, muni d’une hache, descend
du ciel et tue de nombreux seigneurs avides de pouvoir afin de rectifier la
situation.
Râma : Première manifestation de Vishnu sur terre par l’entremise d’une
véritable naissance humaine. De famille royale, Râma est déchu de ses droits
au trône pour permettre à la Providence de s’accomplir. Exilé dans les forêts
du sud de l’Inde, il s’allie avec les peuples de ces régions afin d’écraser
la puissance d’un roi démoniaque (Ravana). Cette légende mythologique
demeure basée sur un fait historique.
Krishna: Les terres sacrées de l’Inde sont touchées par des guerres intestines
opposant les membres d’une même fratrie. Durant cette période, Krishna
naît d’une famille royale et est élevé parmi les bergers. Au cours de sa vie, il
acquiert la sagesse qui fait de lui le conseiller du prince Arjuna. Il le convint
d’abolir les forces du mal afin de rétablir le Royaume de Justice. Après la
réussite de sa mission terrestre, il meurt et retourne au ciel.
Shiva, dieu transformateur
Shiva représente deux concepts différents : la destruction et la reconstruction.
Il détruit les univers cosmiques pour permettre à la Providence de mieux les
reconstruire.
Contrairement à Vishnu, il n’a pas d’avatars. Cependant, l’iconographie
est très riche quant à ses représentations. On retrouve fréquemment le
troisième oeil de Shiva dans les illustrations; symbole de la découverte de
la vérité menant à l’accomplissement du genre humain, l’oeil est également
un élément destructeur, capable de réduire en poussière. Une légende
raconte qu’il a ouvert son troisième oeil devant un dieu et qu’il le réduisit
en cendre.